Week-end à l’île aux oiseaux et vie wallisienne !

Les jours suivants je fus invité au Maloia ! Ce fameux restaurant discothèque où j’étais censé travaillé. Je dis censé car il se situe en réalité à l’autre bout de Wallis et ça sera difficile d’être autonome avec un vélo ! L’accueil fut princier ! Save, la patronne, m’a tout offert, me plaça à la table d’une grande famille wallisienne fêtant le départ d’un jeune en métropole. Pur hasard, ce jeune et ses amis étaient en fait l’équipe de rame de Thibault avec laquelle il avait fait les championnats de Nouvelle Zélande et les mondiaux. Donc c’était cool et le buffet, immense et délicieux !, laissa place ensuite à la soirée discothèque .

Après quelques jours de farniente, repos, glande totale !, j’enchaîna 2 séjours à l’îlot.
Le premier c’était pour y conduire un couple de métro. J’accompagné Teau et Tuita. Journée toujours aussi paradisiaque et sympa !
A peine rentré le samedi matin j’y repartais pour le week-end !

Ce fut alors un véritable séjour style koh lanta ! On y débarqua avec simplement des sabres, le matériel de pêche, les boissons, des nattes et un briquet.
Dans un premier temps on partit chercher du bois mort pour le feu puis on débuta la construction de notre abris en cas de pluie. Ensuite les uns partirent chercher coco, papayes et bananes tandis que les autres débutèrent la pêche.
Après le repas ce fut balade et plongée. Nous avons notamment pu , à marée basse nous rendre sur l’île aux oiseaux et sur un autre îlot. Les oiseaux, les paysages, les poissons étaient splendides !!
La nuit se passa sur la plage avec un ciel noir toujours aussi étoilé. Le temps fut sympa, la température ne change quasiment pas donc la nuit comme le jour c’est entre 28 et 35 et Soleil !

Le lendemain fut similaire mais je ne pas vraiment dire que la lassitude menace !!
J’ai vu 2 requins lors de la pêche ainsi que des raies en bord de plage. D’ailleurs on se croit parfois dans un aquarium ! Il suffit de s’asseoir dans l’eau, à quelques mètres du bord, avec un morceau d’igname par exemple, en jeter à un mètre de soi et des dizaines de poissons accourent. Ce ne sont pas les plus beaux du lagon mais cela demeure sympa de se retrouver au milieu de tant de poissons tropicaux !

Mes séjour à l’îlot terminés j’ai commencé, enfin !, la planche a voile Le vent est assez régulier est pour reprendre c’était sympa. Maintenant je n’ai plus qu’à m’imposer un entraînement de warrior pour devenir un musclor du funboard !!

Etrangement ( !), je commence à prendre vraiment goût à ce mode de vie !!

Ah oui, une nouvelle extra Wallis !, une énorme nouvelle d’ailleurs !, j’ai reçu mon admission à Dauphine pour ma L3 gestion. Je ne m’y attendais pas vraiment après mon 2e semestre de vacances et donc c’est tout bénéf !

Coutume, Mariage et Four Wallisien

La vie a Wallis est certes régie par l’état français, puisque depuis 1961 et la signature du protectorat c’est un territoire d’outre mer français, mais également par les coutumes qui sont nettement plus influentes (La justice par exemple dépend dans de nombreux cas des chefs de villages et non des tribunaux français).








On perçoit ces coutumes, ces traditions dans les évènement tels les mariages, les fêtes ou simplement les repas. Et cette semaine, avec beaucoup de chance j’ai assisté à ces 3 évènements ! (Pour les repas heureusement j’y assiste tous les jours !!)








Jeudi on apprit que Nadia, une cousine, se marierait le lendemain (Eh oui ! Parfois les wallisiens savent être très speed dans le timing !)
Donc vendredi préparation des festivités avec un four wallisien très bien garni. Le principe du four wallisien est simple : on fait un feu sous un tas de pierre. Les pierres deviennent brûlantes. Une fois le bois consommé, il ne reste plus que les pierres, on place alors les aliments (tarots, fruits à pain, ignames, cochons,…) enveloppés dans des feuilles de bananiers sur ces pierres. On recouvre tout de terre. Et on laisse au repos pendant 5 heures environ.
Ensuite il suffit d’enlever la terre, de déballer les feuilles de bananiers, et on a nos aliments cuits !

La préparation des cochons est par ailleurs sympa ! 3 façons furent employées pour les tuer. Les gros cochons (qui se monnaient 1500 euros, mais heureusement la plupart des wallisiens ont leur propre élevage) sont tués d’une balle dans la tête. Propre et sans bavure !
Ceux de taille moyenne, sont tués avec des coups de bâtons sur la tête et enfin les petits ont le droit à la plus belle des morts : égorgés sauvagement au couteau ! Parfois le sang gicle a un mètre mais ils ont assez tenaces pour se mouvoir encore quelques minutes ! Ensuite on leur enlève les poils au feu ou au chalumeau, on les vide et enfin direction le four !

Il y également la préparation du dessert qui donne l’appétit ! On verse le jus d’une cinquantaine de noix de coco dans une cuve en bois. On y plonge des pierres brûlantes, une ébullition instantanée se produit puis on verse du sucre. Après refroidissement, on obtient une crème de coco qui accompagne un dessert wallisien très très bon !

La cérémonie religieuse était assez sobre, toutefois de nombreuses personnes avaient revêtit les habits traditionnels et c’était sympa à voir !

Enfin la soirée fut parsemé de quelques discours coutûmiers , du festin Excellent !, et de la fête qui commença dès 22 heures pour se terminer bien tard !

Le dimanche 29 correspond à un jour de fête tout comme le 14 juillet. On célèbre en ce jour la signature du protectorat français (Les métropolitains ne sont d’ailleurs pas vus comme de « méchants colonisateurs » mais comme des amis puisque Wallis n’a jamais subit l’esclavage et ce sont les wallisiens qui ont sollicité eux même la protection de la France)

Il eut quelques compétitions de « sports » : lancer de javelot traditionnel, course de pirogue pour les enfants (des pirogues, en modèle réduits, fabriqués par les petits wallisiens de de 8-10 ans) ; et course de pirogue pour les adultes.






Ensuite se déroulèrent les danses auxquelles était présente une délégation de Futuna. Cette journée me permit ainsi de découvrir un peu plus le style de vie de Wallis, constamment dans la coutume et la joie !








Je profite!

Ma première semaine wallisiennes fut tout simplement extraordinaire !

J’ai notamment pris un superbe repas, avec Sepeli le papa de Thibault, dans le plus beau des restaurants wallisiens.
Fale traditionnel installé au bord du lagon, la « terrasse de liku » offre des menus trop buen ! Furent au programme : assortiment de crevettes, poissons grillés, salades de fruits et jus de mangue pressé… Si simple, si bon !

Ensuite j’ai continuer à découvrir l’île au cours de balades en scooters ou de raid en 4x4 assis dans la benne contemplant le paysage longeant la route : La barrière de corail et ses fonds bleus transparents

Puis ce fut une balade. La descente vers le grand lac de wallis. Le chemin n’est connu que par quelques wallisiens, (beaucoup d’entre eux n’y sont encore jamais allés) et les métros ayant eu la chance d’y être guidés ne sont pas plus de 5. A l’aide d’un sabre et d’une corde on s’est engouffré dans un chemin grave escarpé et quasiment pas tracé, donc heureusement que Sepeli et le sabre étaient là! J’ai tout fait pieds nus car en claquette ça aurait mortel ! Descente en escalade de parois de 4 mètres et après ce fut la baignade dans ce lac , cratère du volcan qui donna naissance à Wallis. C’était cool !


Dimanche, Direction l’îlot du Hihifo. Mais avant bien sur on ne peut manquer la messe ! Donc lever à 5h30 pour une messe débutant à 6h. Le décor était tout aussi superbe que la semaine précédente . Hommes femmes et enfants avaient revêtit les habits traditionnels, l’église était pleine et les chants donnaient une réelle impression de fête Par contre tout cela était en wallisiens donc pour le compréhension, ça sera pour un autre jour !

Comme prévu départ à l’îlot. On embarque sur le bateau d’un cousin et c’est partit pour 10 min de traversée du lagon aux eaux turquoise et transparentes. Arrivée sur plage de sable fin et déserte car cette partie de l’îlot appartient à la famille chez qui je vis.

Ensuite je pars à la pêche pour le repas du midi. Dominico et Tuita cousins pro de la pêche au fusil attrapèrent une trentaine de poissons . Retour à la plage pour le festin : Ignames coco papayes poulets et les poissons grillés bien sûr !

Avec les autres jeunes je pars faire le tour de l’îlot. A marée basse on se rend sur un autre îlot d’où l’on a une pure vue du lagon et de la barrière de corail. Trop cool ! et des oiseaux passant à peine à 1 mètre de nos têtes …


Après quelques heures de baignade et de recherche de coraux, nous repartîmes (atotion passé simple !!) . Le retour de nuit nous permit de contempler le ciel plein d’étoiles. L’absence de pollution lumineuse change vraiment le paysage !

Voilà ! Une semaine wallisienne s’achève et aucun touriste ou métro croisé. Entouré de musique (guitare, chants wallisiens,…) de parfums multiples dégagés par les colliers de fleurs et les différentes plantations qui nous nous procurent toujours autant de fruits à pains , de coco, de bananes ou de papayes au citrons, je profite d’un pur farniente !